Les points Clés
Autres éléments confirmant le caractère fantaisiste de la thèse du crime en vase clos


Demande

a- La présence du foulard sur le chemin de débardage ( cote D2-31) Monsieur Jean-Claude BOUSQUET, architecte, remet à la gendarmerie le 26 décembre 1995, un foulard qu’il a découvert sur le chemin de débardage, chemin carrossable, menant jusqu’au lieu du drame. L’instruction n’a pas envisagé de soumettre ce foulard aux fins d’identification par les familles des victimes. Or, ce foulard a été identifié le 9 avril 2001, par la famille SCHLEIMER et par Madame PINHEIRO, voisine de pallier d’Ute VERONA. Ce foulard appartient à Ute VERONA, fille de Madame SCHLEIMER, une des 16 victimes du Vercors.

La présence de ce foulard montre à l’évidence que les victimes ont emprunté un chemin carrossable autre que celui retenu par l’instruction, difficilement praticable à pied et de nuit, plus particulièrement pour les trois enfants.

b- Les différents témoignages sur le « ballet » de différentes voitures, grosses cylindrées, avant, pendant et après la commission des crimes (témoignages des époux Blanc, M. Berthelot Ferrari, M. Isérable….).

Le chasseur Noel Isérable (cote D2-14) : «Le samedi 16 décembre 1995, vers 8h15-8h30, je me rendais à la chasse avec mon véhicule, un C15 immatriculé 111 AGZ 38. Je suis parti de Saint Roman… en direction du Faz pour aller sur le parking... en arrivant dans une épingle à cheveu, la deuxième avant chez Rousset lorsqu’on monte, j’ai croisé un véhicule de grosse cylindrée, de couleur beige clair dont le numéro d’immatriculation était un numéro étranger. J’ai bien vu ce véhicule car nous avons failli avoir une collision dans ce virage. J’ai également aperçu le conducteur, un homme bien brun avec beaucoup de cheveux, frisés je pense… J’ai poursuivi ma route jusqu’au parking… sur le parking, j’ai vu quatre véhicules... je suis passé à pied derrière ces véhicules. »

Mais l’Instruction a souhaité ne pas exploiter ces nombreux témoignages et ne retenir que le seul témoignage du chasseur Robert Arnaud (cote D10) et le réentendre le 23 février 1996 (cote D2-50) sur l’absence de traces autres que celles des victimes. Après avoir précisé s’être rendu sur le parking vers 9h45 par PV du 23 décembre 1995, M. Arnaud a pu préciser le 23 décembre 1996 : « sur place, je n’ai remarqué aucune trace de passage de véhicule. Les seules traces visibles étaient celles des quatre véhicules précités, s’orientant plein nord, en direction du chemin conduisant à l’endroit du charnier. Je n’ai pas remarqué de traces de pas en sens inverse. » Or, ce témoignage est contredit par plusieurs témoignages (D2-652, D7-132) dont celui de M. Isérable (D2-14), cousin de M. Arnaud lequel était présent sur le parking du Faz avant M. Robert Arnaud.

En effet, M. Arnaud aurait dû observer la présence sur le parking d’un 5ème véhicule, celui de son cousin Isérable, un C15 immatriculé 111 AGZ 38, ainsi que les traces de ce véhicule arrivé à peine une heure avant lui, et les traces de pas de son cousin et de son chien plus fraîches que celles des victimes.

 Par constat d’huissier du 9 avril 2001 (pièce n°13 et nouvelle charge), M. Isérable s’excusait de ne pouvoir se présenter en qualité de témoin au procès d’avril 2001 et précisait son témoignage: « Arrivé sur le parking, j’ai été surpris de voir quatre voitures stationnées sur le parking. Mais rien ne m’a permis de constater si les traces de pas ou de voitures allaient dans un sens ou un autre. Puis avec mon chien, j’ai pris le chemin de gauche au départ du parking, pour « faire des pieds », c’est à dire chercher des traces de sanglier. Je suis revenu une heure et demi après au parking et j’ai constaté la présence du véhicule de mon cousin Robert Arnaud. »

Le témoignage de M. Arnaud ne peut donc être retenu. Mais, plusieurs témoignages concordants ne sont pas curieusement, selon l’Instruction, plus fiables qu’un seul témoignage isolé…

c- L’absence d’empreintes digitales à l’intérieur comme à l’extérieur des quatre véhicules des victimes découverts sur le parking du Faz.

d- La constatation par les époux Schleimer que le porte-bébé des époux Lardanchet se soit trouvé dans la voiture de leur fille Ute Vérona, et sente fortement la fumée.

e- Les marques de fractures sur les victimes constatées lors des autopsies révélant les violences subies par notamment les deux mères de familles Marie-France LARDANCHET et Ute VERONA, victimes du Vercors (cote D4-23, rapport d’autopsies).



Réponse du juge
Ces points ne font que reprendre des éléments recueillis au cours de la procédure, certains ayant été analysés en détail (cf notamment réquisitoire définitif page 176 à 180, 215 et 216) en critiquant les conclusions qui en ont été tirées ou l'exploitation qui n'en a pas été faite.


Remarques & commentaires

Les éléments tels que le foulard, le porte-bébé de la famille Lardanchet, les traces de pas n'ont pas pu être étudiés dans le réquisitoire puisque ces faits ont été découverts postérieurement.

Le juge ne veut pas répondre car cela le contraindrait à rechercher la vérité.



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