Pressions et interventions illégales du Cdt Houvenaguel, policier chargé de l'enquête
Demande
Extraits de la lettre de M. Henri Péchot (partie civile) adressée le 17 avril 1997 au Juge Fontaine :"... le 15 avril 1997, j'ai reçu un appel de M. Houvenaguel, Cdt de police... après m'avoir dit qu'il devait m'entendre, M. Houvenaguel est entré dans des considérations d'opportunité, d'efficacité et de coût de mon dépôt de plainte et ma consitution de partie civile, qui m'ont beaucoup choquées... !
M. Houvenaguel a cru devoir me dire qu'on savait bien maintenant que mon frère n'avait pas été assassiné, qu'il était allé consciemment vers la mort et, a t-il ajouté, en ce qui concerne mon neveu : c'est de la responsabilité de ses parents! Ces propos blessants et bouleversants pour moi ont été suivis de considérations financières quant au coût d'une plainte, me précisant qu'une photocopie de document vaut 3 Francs!
Enfin, il a terminé en me donnant le bon conseil d'abandonner ma constitution de partie civile et de m'adresser à l'ADFI, ce que j'ai d'ailleurs fait afin d'avoir le sentiment de Mme Tavernier sur un tel comportement! J'ai décidé de prendre contact avec M. Jean Vuarnet et j'ai eu la surprise d'apprendre qu'il avait eu, lui aussi, le même genre de convocation par téléphone, de la part de M. Houvenaguel...".
Extraits de la lettre de M. Jean Vuarnet adressée le 17 avril 1997 au juge Fontaine :"... le soir du 15 avril j'ai eu pour la première fois un contact avec M. Henri Péchot de Paris qui avait eu le même genre de communication téléphonique avec M. Houvenaguel qui le convoquait... pour une nouvelle déposition, le tout assorti de commentaires très incitatifs à "laisser tomber"!
M. Péchot a annulé le rendez-vous dès qu'il a réalisé le piège dans lequel il était en train de tomber. Monsieur le Juge, est-ce là le genre de policier qu'on vous a désigné pour vous aider dans votre tâche? Rien d'étonnant que tant de questions restent sans réponse. Quant à moi, j'ai de plus en plus de conviction qu'il existe des pressions efficaces qui empêchent d'avancer vers la vérité, laquelle doit être bien gênante pour certains... j'espère que vous pourrez tirer cela au clair..."
Réponse du juge
Aucune réponse du juge !
Remarques & commentaires
Dès 1997, les familles de victimes ont dénoncé l'attitude inacceptable du Cdt Houvanaguel qui exerçait des pressions sur elles. C'est ce même policier qui rend hommage dans son rapport au travail de l'ex-expert Chaumeil, lequel avait pourtant proposé en 1996 téléphoniquement son aide à M. Tabachnik pour s'en sortir (retranscription par la police de l'interception téléphonique faite le 2 février 1996). Le juge n'a pas voulu réagir. Scandaleux !
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