Lettre du 21 avril 1997 - OTS toujours en activité -
Demande
1- La lettre du Cabinet d’avocats du 21 avril 1997.
Cette lettre a été adressée par voie postale au Cabinet du Conseil des parties civiles ainsi qu’à la Presse, dont le journal luxembourgeois L’INVESTIGATEUR qui a publié cette lettre dans le n°7 du 31 octobre 2003, paru en France et au Luxembourg. Cette lettre adressée anonymement a été postée le 13 octobre 2003 de Pornichet avec l’indication que la lettre a été trouvée à la Caisse du Crédit maritime Mutuel à Auray dans le Morbilhan. Soit plus de quatre mois après la publication, le journal L’INVESTIGATEUR n’a pas été inquiété par une quelconque poursuite judiciaire du fait de cette publication.
D’autre part, des renseignements ont été recueillis sur la crédibilité de ce document : la Conservation des hypothèques de Vannes a confirmé en décembre 2003 que l’immeuble du 45 rue de Bernus à Vannes, domiciliation du Cabinet d’avocats figurant sur le document de 1997, a été acquis en 1976 par le Cabinet d’avocats à la Caisse du Crédit maritime Mutuel au moyen d’un prêt accordé par la même banque et ayant effet jusqu’en février 1993. Si le Cabinet d’avocats a changé d’adresse depuis l’année 2000, les avocats du Cabinet en restent propriétaires sous forme de SCI. L’attribution des subventions citées dans la lettre du 21 avril 1997 a été confirmée par une journaliste de France 3 Région Bretagne.
La lettre fait état d’une remise d’argent occulte notamment à des hommes et partis politiques ainsi qu’à l’AMORC et à l’OTS suite à une intervention de M. Raymond Bernard. Il appartient dans le cadre de la réouverture de l’instruction de vérifier l’authenticité de ce document et la véracité des informations contenues car si le document est vrai, il prouve que l’Ordre du Temple Solaire était en activité après le dernier massacre du 22 mars 1997 et que les responsables de cette organisation criminelle sont encore en vie.
Il convient de les identifier dans le cadre de la réouverture de l’instruction n°2/95/78 qui portait sur des faits d’assassinats, complicité d’assassinats et participation à association de malfaiteurs commis par l’Ordre du Temple Solaire.
Réponse du juge
Attendu enfin que la lettre de la société d'avocats... en date du 21 avril 1997... fait état d'une répartition de fonds de plusieurs personnes physiques et des organismes dénommés UDF, RPR, AMORC, OTS et FN ce qui, en supposant même l'authenticité du document, la véracité de son contenu et la pertinence de l'interprétation qui en est faite, ne constitue en rien une charge ayant un rapport direct avec la participation aux faits criminels commis à Cheiry (Suisse), les 3 et 4 octobre 1994 et à Saint Pierre de Chérennes le 16 décembre 1995;
Attendu en conséquence, qu'il n'y pas d'élément pouvant remettre en cause les conclusions de l'information quant à l'hypothétique intervention dans ces assassinats de tiers qui auraient survécu.
Qu'il n'y a donc pas de charge nouvelle justifiant la réouverture de l'information clôturée le 11 juillet 2000 par une ordonnance de non-lieu partiel;
Décide de rejeter ladite requête complémentaire
Remarques & commentaires
Les Parties Civiles constatent de nouveau la surprenante décision du Parquet de Grenoble !
Que la justice n'ait pas voulu vérifier le caractère authentique ou non authentique de ce document qui révèle de nombreux ordres de versements de sommes d'argent très importantes à des bénéficiaires aussi nombreux et différents que des partis politique français mais mélangeant aussi les genres puisqu'une somme d'environ 3'000'000 de francs français devait être mise à la disposition de ces différents partis politique et de l'AMORC et de l'OTS... et ceci en 1997, une année après le massacre du Vercors est tout simplement une honte !
Pire, dire que "en supposant même l'authenticité du document, la véracité de son contenu et la pertinence de l'interprétation qui en est faite ne constituent en rien une charge ayant un rapport direct avec la participation aux faits criminels commis à Cheiry et Salvan (Suisse), les 3 et 4 octobre 1994 et à Saint Pierre de Chérennes le 16 décembre 1995; "
C'est insupportable pour les familles des victimes.
Rejeter la possibilité d'identifier les dirigeants de l'OTS par un document qui prouve que ceux-ci sont encore en activité après le dernier massacre et affirmer que cela n'a pas de rapport direct avec l'affaire dont est saisie la juridiction de grenoble dépasse l'entendement humain !
La position du juge est scandaleuse et révoltante!
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