Les points Clés
La piste de la fourniture des médicaments absorbées par les victimes


Demande

Au cours de l’instruction, Monsieur Claude GIRON, pharmacien, fut mis en examen pour association de malfaiteurs. L’enquête judiciaire ne devait curieusement pas permettre d'identifier les distributeurs des médicaments utilisés pour droguer les victimes du Vercors et de la Suisse (ORTC page 175 fin).

Cette conclusion repose sur les pièces D3-775 à D3-781. A la lecture des pièces, il ressort qu'une enquête judiciaire fait état de différentes recherches des distributeurs de boîtes de MYOLASTAN et de DIGOXINE lot 621. La boîte de DIGOXINE utilisée par les victimes, découverte sur le lieu du drame, porte le numéro de lot 621 et est fabriquée par le laboratoire PROCTER et GAMBLE. Ce laboratoire a fourni à l'enquêteur une liste des grossistes destinataires de boîtes de DIGOXINE relevant de ce lot 621.

La cote D3-781 est constituée d’un procès-verbal de police précisant que "le laboratoire CERP BRETAGNE NORD à Morlaix nous a informé qu'il n'approvisionnait pas la ville de Brest, servie par un grossiste local, qui, d'après les informations communiquées, n'a pas été destinataire du lot 621 de DIGOXINE ..."

Cette enquête tendait à faire un rapprochement entre un grossiste destinataire du lot 621 avec la pharmacie de Monsieur Claude GIRON à Brest. Or, curieusement, l'enquête n'a retenu qu'un seul grossiste dans le Finistère, alors que la liste du fabriquant faisait clairement mention de deux grossistes ayant été destinataires du lot 621 en septembre 1995 (D3-779). Ce deuxième grossiste est le Laboratoire OCP Répartition situé à Gouesnou , commune jouxtant la ville de Brest. Il s'avère que ce Laboratoire est le fournisseur habituel de la pharmacie GIRON. Ce manque de discernement dans l'enquête a permis d'affirmer dans l’Ordonnance de règlement (page 175 fin) qu'aucun distributeur ne pouvait être identifié mais en outre n’a pas permis de faire un lien entre Monsieur GIRON et la fourniture des médicaments ayant drogués les victimes de l’OTS.

A cet égard, il convient de relever le caractère absurde de l'enquête d'avoir porté son intérêt sur le grossiste le plus éloigné de la pharmacie de Claude GIRON et d'affirmer que le grossiste local n'était pas destinataire du lot 621 alors que le grossiste local est mentionné tout comme le grossiste de Morlaix sur la liste des destinataires du lot 621 (trois lignes au-dessus dans la pièce D3-779).

Par constat d'huissier du 14 mars 2001, il est établi par l'examen des commandes passées par la pharmacie Giron archivées sur microfiches chez son grossiste l'OCP Répartition que Monsieur GIRON a bien commandé des boîtes de digoxine du lot n°621 et a reçu 15 boîtes de digoxine d’octobre au 15 décembre 1995.

Monsieur GIRON et le prescripteur Dr Le Gall sont les seuls membres de l’OTS à avoir pu fournir la digoxine qui a drogué les victimes du Vercors. L'examen des commandes sur les années 1994 et 1995 de la pharmacie Giron (tableau ci-joint) démontre qu’il existe de fortes présomptions pour que Monsieur Giron et le Dr Le Gall aient fourni la digoxine pour les victimes du Vercors et également l'ensemble des médicaments ayant été utilisés pour les massacres en Suisse et en France.

A l’étude des commandes par l’OCP de Gouesnou sur les deux années 1994 et 1995, nous constatons systématiquement un pic de commandes des médicaments ayant drogué les victimes dans les un à trois mois précédant les drames (pièce n°14). Les médicaments utilisés exclusivement pour les massacres d'octobre 1994 apparaissent sur les commandes(Rohypnol, nordazépam, myolastan) et les médicaments utilisés exclusivement pour le massacre de décembre 1995 apparaissent sur les commandes Rohypnol, digoxine et myolastan.

A supposer même qu’en 1994 Monsieur GIRON pouvait ignorer que ces médicaments étaient destinés aux massacres d’octobre 1994, il ne fait aucun doute que le pharmacien Claude GIRON et le Docteur LE GALL étaient conscients en 1995 de participer à une association de malfaiteurs en vue de perpétrer des assassinats lorsqu’ils ont fourni les médicaments pour le drame du Vercors de 1995, et plus encore.

La plaquette de DIGOXINE qui est dans le scellé N° 127 porte le n° 597. Là encore, il est confirmé par le fabricant PROCTER et GAMBLE que ce lot a été livré en juillet 1995 au fournisseur de GIRON : l’OCP Répartition de Gouesnou (pièce n°12). De même, il est confirmé par SANOFI que le Myolastan, également absorbé par les victimes du Vercors , lot N° 2047, a été livré également au grossiste de GIRON : l’OCP Répartition en Janvier 1995 et le lot N°2067 en Juin 1995 (pièce n°15).

Ainsi, sur trois lots de médicaments identifiés comme ayant été absorbés par les victimes du Vercors, Monsieur Claude GIRON en a été le destinataire et le distributeur avec le Dr Le GALL.

La seconde aberration de l’enquête réside dans le PV de la police D3-780 qui précise que le fabricant SANOFI répond le 18 Juillet 1996 «que la traçabilité jusque chez les grossistes ne peut que se faire qu’à partir du numéro de lot.». Or, les enquêteurs n’ont pas pris la peine de regarder sur l’emballage du Myolastan le numéro de lot mentionné et de poursuivre leur mission. Il existe pourtant des preuves que Messieurs GIRON et LE GALL ont participé à l’association de malfaiteurs en vue de commettre les assassinats dans la nuit du 15 au 16 décembre 1995 au Vercors, voire même ceux perpétrés en Suisse, en fournissant les drogues.

Il convient de rappeler que le Dr Le Gall est l’ami et l’ancien associé du Dr Jouret (D3-1030), travaille en étroite collaboration avec le pharmacien Giron (D7-58 ; D3-696 ; D3-709), est membre de l’Ecole des mystères (D7-58), est le médecin traitant de la plupart des victimes(D7-58); il est la personne à avoir vu en dernier le 15 décembre 1995 (D7-58) les victimes du Vercors qu’il logeait chez lui dans la propriété de Sarrians dénommée l’Ermitage (D7-58) qu’il loue à M. Kaskoutas ( D2-221), également membre de haut niveau de l’OTS qui possède sous forme de SCI les autres propriétés achetées par l’OTS en France.

La dernière cérémonie après la dernière conférence de M. Tabachnik à Avignon eut lieu à l’Ermitage, sanctuaire de l’OTS et habitation du Dr Le Gall ( D2-221). En outre, une perquisition (D2-229) au domicile du Dr Le Gall fait état «dans la chambre à coucher … dans un petit coffre fort…, une boîte contenant 50 cartouches 38 spécial portant la mention SFM, une seconde boîte contenant 22 cartouches 38 spécial avec mention SFM et 28 cartouches 38 spécial à balle caoutchouc portant également la mention SFM.» Il est vraiment troublant que le Dr Le Gall soit en possession de telles munitions qui sont rares et qui sont du même type que celles utilisées pour tuer Lardanchet et Friedli dans le Vercors. Mais aucune explication ne fut demandée par les enquêteurs au Dr Le Gall, ni la vérification sur l’origine de ces munitions!

Il convient de rappeler la déposition de Thierry HUGUENIN du 16 Février 1996 (cote D 7-8, point 5 intitulé Votre avis sur la suite du premier transit quatrième paragraphe) : «A mon avis, le pharmacien GIRON a pu fournir des produits toxiques destinés à anesthésier ou à endormir les futures victimes . …» Alors que l’instruction grenobloise avait reçu communication de l’enquête suisse concernant Monsieur GIRON (cote D 3-860 à D 3-881) - sur la détention illégale à son domicile de produits stupéfiants tels que le PALFIUM, produit utilisé pour droguer les victimes de SALVAN- l’identification de son fournisseur habituel l’OCP Répartition de Brest le juge d’instruction n’a pas exploité ces informations. A son domicile, il est découvert plusieurs flacons : «poison codéine 69, poison codéine phosphate réf.315» «cocaïne chlorydrate – lot D2491» «6 flacons de morphine chlorydrate».

Monsieur GIRON a prétendu que ces médicaments étaient périmés et oubliés par le pharmacien inspecteur en 1992. La détention illégale de médicaments et les mensonges répétés de Monsieur GIRON à la police démontre que Monsieur GIRON présente le profil parfait d’un dissimulateur doublé potentiellement d’un criminel.

Il est évident que l’examen de l’ordonnancier de Monsieur GIRON permettra d’établir sa responsabilité ainsi que celle du prescripteur Docteur LE GALL, médecin homéopathe, Josiane GIRON, épouse du pharmacien, reconnaît par PV (D 3-696) page 3 : «Le docteur LE GALL de Sarrians que nous connaissons, nous a commandé des trousses mais aussi des médicaments et nous a adressé des clients … Aujourd’hui encore le Docteur LE GALL … nous faxe des commandes.» Josiane GIRON précise que son époux Claude connaissait Luc JOURET depuis 1974 et étaient amis.

PV D3- 696 : Danielle LE CUEFF, préparatrice en pharmacie, employée de Monsieur GIRON, indique en D3-689 «JOURET a remis à GIRON ces souches korsakoviennes, issues de son homéothèque personnelle, … Ces remèdes étant interdits en France, GIRON avait dû les coder afin de les faire passer pour souches hannemaniennes qui, elles, sont autorisées… GIRON a acheté une hotte à flux laminaire nécessaire à la création d’un laboratoire homéopatique. GIRON a donc pu confectionner tout ce qui était prescrit par JOURET et bien sûr la trousse… de survie…. J’estime a peu près à 200 Francs le coût des trousses qui étaient revendues entre 970 Francs et 1200 Francs selon la tête du client… En ce qui concerne l’argent provenant de la vente des trousses, je ne sais pas par quels comptes il transitait, mais certainement pas par les comptes officiels de la pharmacie.»

Thierry HUGUENIN, cote D7-8, précise s’agissant des événements suisses que «le couple DI MAMBRO, Odile DANCET, Luc JOURET et peut-être Dominique BELLATON étaient au courant du drame en préparation. Je pense que tous les autres ont été purement et simplement assassinés. A mon avis, le pharmacien GIRON a pu fournir des produits toxiques destinés à anesthésier ou à endormir les futures victimes … Ce pharmacien était un adepte convaincu et était reçu en grande pompe à chaque visite… Claude GIRON était évidemment cape dorée dans la structure de la secte. C’était un proche de JOURET ….»

Josiane PEDEL, épouse GIRON, précise D-3 696 : «Claude a su que Marie-Thérèse MELON recevait des ordres de JOURET pour truquer les apparitions, les bruits, les flashs… Nous sommes allés en Martinique et Luc présentait Claude comme un pharmacien templier dans lequel on pouvait faire confiance … car il fabriquait les médicaments dans les meilleures conditions matérielles et mentales».

Enfin, le rapprochement des dates des commandes et des importants mouvements de fonds sur les comptes du pharmacien Claude GIRON et du Dr LE GALL confirme que ces deux praticiens ont été payés pour ces ventes de médicaments mais bien au-delà du prix. Comme Monsieur TABACHNIK (ORTC p 411), Monsieur GIRON et le Dr LE GALL ont profité de leur position dans l’OTS pour abuser et gagner de l’argent illégalement en vue de la commission des assassinats. L’étude des éléments bancaires que l’instruction fournit partiellement et de façon imprécise permet néanmoins de constater des mouvements de fonds qui ne peuvent se justifier que par les événements tragiques de l’OTS.

L'enquête de police concernant les mouvements des comptes bancaires de Monsieur GIRON, tout en étant incomplète et imprécise, révèle néanmoins le mouvement de sommes importantes pouvant être liées à l'OTS.

Ainsi, le PV établi par le SRPJ de Rennes (D3-322) constate qu'une somme de 500.000 Francs a été virée sur un de ses comptes le 30 septembre 1994 (5 jours avant les massacres en Suisse).

Il est également observé que deux chèques d'un montant de 771.400 Francs à la date du 26 septembre 1994 et de 30.000 Francs à la date du 27 septembre 1994 ont été crédités sur un autre de ses comptes bancaires. Et sur ce même compte une somme de 500.000 Francs a été débitée le 30 Octobre 1994.

Ce rapport soutient que "vraisemblablement" le virement de 500.000 Francs du 30 septembre 1994 proviendrait du débit du 30 octobre 1994 !! En outre, il convient de souligner que si l'activité d'une pharmacie de quartier peut justifier de débits de sommes importantes par le paiement de grossistes, les encaissements de sommes importantes doivent être justifiés.

Aussi, faudrait-il rechercher :

1- sur le compte 00243 00003472317, l'origine des chèques suivants d’un montant de : 771.400 Francs du 26 septembre 1994, 59.500 Francs du 25 janvier 1995, 30.000 Francs du 28 mars 1995, 111.610 Francs du 11 mai 1995, 30.000 Francs du 27 septembre 19952

- sur le compte 00243 00040188757, il conviendrait de rechercher l'émetteur du virement de la somme de 500.000 Francs le 30 septembre 1994 et le bénéficiaire de la somme de 500.000 Francs débitée le 30 octobre 1994.

Il n'est pas concevable que l'enquête se soit limitée à des approximations, sans rechercher plus avant sur les mouvements bancaires importants, incompatibles avec l'activité d’une pharmacie de quartier et effectués à des périodes critiques de l'OTS. Ces mouvements laissent à penser qu'il s'agit notamment d'une opération de blanchiment d'argent. Cette suspicion est d’autant plus forte que les chèques d’un important montant sont dits par la BNP «Hors rayon» ce qui signifie que ces chèques proviennent d’émetteurs qui n’habitent pas la région bretonne.

Danielle LE CUEFF précise cote D3-689 : «En avril 1986, je me suis rendue avec GIRON à la banque de Montréal, où Monsieur Jean-Pierre VIAU, membre de la secte du Temple Solaire, était directeur financier de cet établissement, nous a fait ouvrir à chacun un compte…».

Monsieur GIRON était administrateur de l’OTS en Mars 1991 par cooptation (Cote D3 706). Il s’est rendu à plusieurs reprises au Canada et en Suisse. Il entretenait des rapports étroits avec le Docteur LE GALL et M. Constantin KASKOUTAS Grand Prieur de l’OTS, lequel fut la seule personne de l’OTS que M. Tabachnik a pris la peine de rencontrer après les massacres (D7-370).

Enfin, Monsieur Claude GIRON reconnaissait le 9 octobre 1996 à la police (cote D3 709) qu’il n’avait pas quitté l’OTS en 1988, contrairement ce qu’il avait pu dire auparavant, mais avait appartenu à l’OTS jusqu’en 1994. Outre la reconnaissance de ce mensonge, Monsieur GIRON a l’audace d’adresser au Juge d’Instruction un courrier le 27 février 1997 pour transmettre une pseudo reconstitution d’une lettre adressée à Luc JOURET en 1988 indiquant qu’il quittait l’OTS (cote D7-55).

Le Juge d’instruction qui avait connaissance du procès-verbal (cote D3-709) n’a pas pris la peine de confondre Monsieur GIRON dans ses mensonges. Et le Juge d’Instruction, en page 425 de l’Ordonnance de Non lieu pour Giron, écrit : «l’information judiciaire n’a pas démontré que l’intéressé avait noué une entente avec d’autres dans le but, caractérisé par un ou plusieurs faits matériels de commettre des crimes, d’assassinats, dont il ignorait probablement tout», et ce en visant la cote D3-705. Or, la cote D3-705 est l’audition de GIRON qui dit «après avoir reconnu une seule victime en la personne d’Emmy ANDERSON, avoir fourni le 15 décembre 1995 un médicament à une seconde victime Monsieur Patrick ROSTAN .».

Ce qui démontre les mensonges continuels de GIRON et la fourniture de médicaments aux membres de l’OTS. Alors que Claude GIRON reconnaît (pièce D3-709) : «il était sur le papier à la hauteur de TABACHNIK … Il reconnaît ne plus payer de cotisations depuis 1988, constituant une rémunération indirecte, ... Il était conférencier comme TABACHNIK …demeuré fidèle templier, figure de proue de l’OTS; il était administrateur de l’Ordre; il connaissait les trucages, la tendance apocalyptique, la dérive de l’argent … Il reconnaît avoir une part de responsabilité morale …».

En outre, les mêmes anomalies financières se retrouvent sur les comptes de M. LE GALL (cote D2 219 ; D2-229) et par la présence de munitions du même type que celles utilisées pour tuer Lardanchet et Friedli (boite de cartouches 38 spécial avec mention SFM). Le Dr LE GALL, ami et ancien associé du Dr JOURET et habitant à l’Ermitage à Sarrians, est le médecin traitant de la plupart des victimes du Vercors (pièce D2/350).

Concernant M. KASKOUTAS, il est autant mêlé dans les affaires financières de l’OTS (notamment seul survivant parmi les titulaires des parts de la SCI l’Ermitage à Sarrians qui se situe à environ 160 Km de St Pierre de Chérennes – 1h30 de trajet) que dans celles ésotériques.

 Thierry Huguenin : «Constantin KASKOUTAS était le grand prêtre de l’ordre entier et recevait directement ses instructions de DI MAMBRO»

- (D7-8) Marianne Stampfli : «La Cour synodale a été créée par KASKOUTAS vers 1986… Cette structure était supérieure aux structures administratives de l’ordre.»

(D6-8/200) Michel Tabachnik : «Dans cette structure religieuse, il y avait… le Grand Prieur KASKOUTAS qui régnait sur les deux prêtres, Charles Dauvergne et …»

Jean Rihl (D6-8/207) : Tout comme Giron, il a dû revenir sur ses mensonges quant à son appartenance jusqu’en 1993 à l’OTS (cotes D3-742 ; D7-115); il fut la seule personne de l’OTS que M. Tabachnik a pris la peine de rencontrer après les massacres (D7-370).

En conséquence, ces éléments apparaissent suffisamment sérieux pour ne pas écarter les charges qui pèsent sur le pharmacien GIRON et son épouse ainsi que MM LE GALL et KASKOUTAS pour participation à association de malfaiteurs en vue de la commission d’assassinats, voire auteurs et/ou complices des crimes du Vercors.

Un complément d’instruction est nécessaire pour confirmer les charges pénales pesant sur M.Tabachnik mais aussi pour démontrer qu'il existe des preuves que le pharmacien Giron et son épouse Josiane Giron, née Pedel, le Dr Le Gall, M. Kaskoutas ont œuvré au sein d’une association de malfaiteurs grâce à leurs interventions tant financières, techniques que doctrinales au sein de l’OTS et sont co-responsables de l’exécution des victimes de l’OTS, tant en France qu’en Suisse qu’au Canada.



Réponse du juge

Ainsi qu'il est souligné dans la requête, les renseignements sur les fournisseurs de Claude Giron figuraient dans le dossier, ce qui exclut toute nouveauté. Au surplus, le fait qu'un pharmacien ait reçu, dans les mois précédents, du Rohypnol, du Myolastan ou de la digoxine, ne sauraient constituer en soi en indice de sa participation aux faits poursuivis.



Remarques & commentaires

Les renseignements sur les fournisseurs de Claude Giron figuraient dans le dossier mais n'ont pas été exploités ni par le juge d'instructeur ni par les enquêteurs pour remonter à M. Giron.

 Il a fallu des investigations privées pour en faire le constat. Selon le juge, cela ne consituerait pas un indice de la participation de M. Giron aux faits poursuivis alors que M. Giron est le seul pharmacien au sein de l'OTS, un ami de Jouret, un des dirigeants.

Le juge ne se pose pas la question de la probabilité qu'il puisse y avoir deux pharmaciens à avoir commandé les quatre produits (digoxine, myolastan et rohypnol et le nordaz pour la Suisse) issus des trois lots qui ont drogué les victimes dans les drames suisses et français.

Quand un juge ne veut pas chercher, ni réfléchir, il est certain qu'il ne peut conclure à quoi que ce soit.



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