Expertise de Mme AGRAPART, psychocriminologue
Demande
Le document écrit par Patrick ROSTAN (D46 à D52 cote D5/10-2) qui est qualifié de testament par le magistrat instructeur (page 368 de l’ORTC) n’est pas en réalité, selon une spécialiste, un testament. En effet, Madame Michèle AGRAPART, psychocriminologue, expert près la Cour d’appel de Paris (expertise du 28 mars 2001) affirme que «cette lettre n’est en aucun cas un testament» (page 2 du rapport d’expertise privée).
Enfin, cette expertise privée conclut que «le profil de Monsieur Rostan n’est pas compatible avec un passage à l’acte homicide et qu’il ne réunit pas les éléments psychiques constitutifs d’un suicide (raptus anxieux sur un fond dépressif)».
Cela confirme les propos du père de Patrick Rostan qui est à ce jour en possession des meubles de son fils lequel venait à peine de les acheter puisque toujours dans leur emballage d’origine, alors que le magistrat instructeur a prétendu à tort que Patrick Rostan les avait démontés, signe de sa volonté de se suicider prochainement (ORTC page 233, 2ème §).
Cela confirme également l’enquête du père de Patrick Rostan qui démontrait déjà que son fils n’a pas, contrairement ce que prétend l’Instruction (ORTC page 214, §12), acheté les armes dans les armureries Dune et Armes Bastille à Paris qui ont servi à tuer 14 des 16 personnes du Vercors.
Le père de M. Rostan a informé le magistrat instructeur de sa propre enquête (D3-1193) : «Pour le pistolet acheté à Dune Paris 8ème, …la vendeuse m’a indiqué que la personne qui avait fait l’achat n’était pas jeune mais une personne âgée». Patrick Rostan avait 29 ans au moment des faits et avait justement perdu certaines pièces d’identité en août 1995, période d’acquisition des armes!
En outre, la signature sur les registres des armureries n’est pas identifiée comme celle de Patrick Rostan selon les expertises graphologiques. Le rapport d’expertise graphologique des signatures (cote D5/26 page 10) conclut : «Il est par conséquent tout aussi impossible de se prononcer sur l’authenticité des signatures apposées sur les livres de police des armureries…».
Enfin, il n’est pas logique qu’une personne tente de dissimuler sa propre signature alors qu’il présente son passeport pour l’acquisition de l’arme. Il est plus vraisemblable qu’il s’agisse en fait d’une personne autre que le titulaire du passeport et qu’une personne âgée s’est faite passer pour Patrick Rostan.... Dans le cadre d'une réouverture de l'enquête, il est demandé une enquête auprès du Ministère de l’Intérieur à propos des activités professionnelles de Messieurs Lardanchet et Rostan qui pouvaient justifier les nombreux déplacements de Lardanchet à son Ministère et l’absence de surveillance de Lardanchet et Rostan après les massacres de Suisse et l’explication de leur présence au sein de l’OTS.
Réponse du juge
Ses conclusions ne sont pas de nature à remettre en cause les témoignages et expertises qui éclairent le rôle de Patrick Rostan et le processus qui a conduit aux faits de Saint Pierre de Chérennes.
Remarques & commentaires
Quels témoignages? Quelles expertises? Aucune expertise, ni témoignage ne laissent à penser que Patrick Rostan voulait se suicider.
Les conclusions du juge d'instruction sont fausses.
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